La reprise d’entreprise est une transaction financière qui consiste à acheter la majorité du capital d’une firme existante. Cette opération pouvant se faire par une personne ou un groupe d’investisseurs nécessite un financement important pour sa mise en œuvre. Voici quelques informations essentielles à ce sujet.

Les solutions de financement

La reprise d’entreprise est un processus financier qui requiert de la part de l’investisseur une analyse approfondie de son projet. Si ce dernier s’avère rentable, il pourra entamer la transaction en recherchant des sources de financement. Pour un tel projet, il est possible de solliciter un emprunt auprès d’un organisme financier, notamment la banque. Il faudra dans ce cas se faire épauler par un conseiller financier en la personne d’un notaire pour bien négocier l’offre.

Toutefois, pour le financement d’une reprise d’entreprise, il est conseillé de privilégier les fonds propres. Il s’agit essentiellement de l’épargne personnelle et de l’argent de poche. De même, il est possible d’obtenir des aides avec la love money. Il s’agit des capitaux que les familles et amis sont disposés à investir dans le projet.

L’autre source de financement utile pour cette opération est le prêt honneur. Ce dernier peut être obtenu auprès des réseaux associatifs ou des organismes publics désirant aider les porteurs de projets économiques. En outre, les dons, les financements solidaires, le leasing, le crowdlending et le contrat de développement transmission sont d’autres solutions possibles.

Les critères des banques

Les prêts bancaires sont l’une des solutions fiables de financement d’un projet de reprise d’entreprise. Cependant, pour accorder un crédit professionnel, les banques se basent sur plusieurs critères relatifs au projet de l’investisseur.

Le premier est la capacité d’autofinancement de l’intéressé. Cet indicateur de rentabilité permet à la banque d’analyser les différentes possibilités d’octroi du prêt. Ainsi, plus la capacité d’autofinancement est importante, plus l’intéressé est susceptible d’obtenir le crédit professionnel.

En dehors de ce critère, les organismes bancaires se basent aussi sur la durée d’amortissement pour octroyer un prêt. Si cette dernière est inférieure à 3 ans, le dossier est jugé bon. Il est qualifié de moyen pour une période de 5 à 10 ans et risqué pour une durée de plus de 10 ans.

Aussi, le taux d’endettement du titulaire du projet est aussi pris en compte par la banque. Pour accroître ses chances d’acceptation de son dossier, il faudrait avoir un ratio d’endettement bas, ne dépassant pas 30 %. Enfin, les banques tiennent compte de l’excédent brut d’exploitation et des garanties apportées par la personne physique ou morale recherchant le prêt.

Comment mettre toutes les chances de son côté ?

Pour une reprise d’entreprise réussie, il est essentiel d’anticiper les actions et d’éviter d’avoir des idées préconçues. De même, il faudrait être prêt à faire des sacrifices et s’armer de patience. Aussi, il est important de se faire accompagner par une structure ou un conseiller professionnel expérimenté. Cette démarche permet de mener à bien le projet.

En ce qui concerne le financement, il faudrait préférer des prêts sans garantie ainsi que les aides et subventions. Bien que la reprise d’entreprise permette de vite accroître ses revenus, comparativement à une création de société, l’investissement effectué déterminera votre réussite. De plus, pour trouver des propriétaires d’entreprises désireux de céder leurs structures, il faudrait apporter un capital minimal de 200 000 euros.

À cela devrait s’ajouter de la force de séduction pour convaincre et gagner la confiance du cédant. Une fois l’entreprise achetée, il faudrait veiller à ne pas bousculer la hiérarchie. Dans le cas où vous envisagez de faire des modifications, il faudra procéder de façon progressive. Enfin, il est important de capitaliser les actions et de garder les hommes clés pour la bonne marche de la structure.

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